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Dans l'approche de yogacharia B.K.S. Iyengar,
leur mise en place est d'une extrême précision. Leur
exécution exige attention et dynamisme, afin de nous permettre
d'explorer nos limites et de les repousser toujours plus, dans l'effort
juste, allant vers l'effort sans effort. Pas à pas, niveau
après niveau (de débutants à avancés),
les postures s'accomplissent pour libérer souffle, énergie
et intériorisation et permettre la poursuite du voyage vers
les horizons de l'esprit.
QUELQUES BIENFAITS DES GROUPES DE POSTURES LES PLUS IMPORTANTS
Extraits d' un article (étoffé de ma part...) de mon ami Christian Pisano, qui enseigne à Nice
après avoir étudié auprès de yogacharia
B.K.S. Iyengar, dans son institut de Pune, où il est resté
quatre ans et retourne fréquemment.
Les postures debout: tonicité, force,
mobilité, équilibre
Elles enseignent les principes de l'alignement et du mouvement juste,
réveillent les fonctions abdominales et sont une protection
sine qua non pour les hyperlaxes qui doivent développer force
et tonicité. Au début, elles devront être pratiquées
quotidiennement.
Les postures assises et flexions :
apaisent, calment les nerfs, régularisent la pression
artérielle, concentrent et développent la volonté.
Les torsions: nettoyeuses des blocages
du dos, des raideurs des épaules et du cou, ainsi que des
hanches et des aines, stimulent les organes abdominaux et les reins
Les extensions : revitalisantes,
ouvrent la cage thoracique et la zone émotionnelle, donnent
courage, joie et énergie; apprennent à faire face à
la vie avec une attitude positive.
Les équilibres: développent
légèreté et force, accroissent la tonicité
musculaire, la coordination et la concentration.
Les postures inversées (pose sur la
tête, équilibre sur les épaules, etc.): nourrissantes,
améliorent la circulation sanguine et stimulent le système
glandulaire, renforcent le système endocrinien, nerveux et
immunitaire, stabilisent les émotions, offrent la possibilité
de changer, de retourner sa vision des choses.
Ces postures doivent être pratiquées quotidiennement.
Les enchaînements sautés: revitalisants,
antidépresseurs, donnent la force, le rythme et la fluidité.
La pratique ne doit jamais être mécanique.
Avec le temps et l'expérience, le pratiquant (sadhaka) organisera
sa séance selon les besoins du corps, ses états émotionnels
et mentaux. II ne devra pas privilégier un groupe de postures
au détriment d'un autre, ce qu'il fera presque inconsciemment
selon ses goûts ou ses résistances en choisissant les
postures qui lui plaisent. Il travaillera au contraire sur ses faiblesses.
Les postures n'impliquent pas uniquement la souplesse;
pour que l'énergie circule harmonieusement, il faut aussi
développer force, tonicité, rapidité et légèreté.
En poursuivant, le processus de purification du
corps dans le feu des postures, si les fondations sont bonnes, les
fruits arriveront naturellement. La pratique (abhyâsa) et
le détachement (vairàgya) s'harmoniseront, dédramatisant
ainsi ce qui apparaît comme les hauts, les bas, les réussites
ou les échecs.
«Il faut avoir autant de joie à
rater encore et encore un exercice, qu'à le réussir.
C'est souvent en échouant qu'on avance vers le but sans s'en
rendre compte».
Voir aussi les
commentaires de Yogacharia B.K.S. Iyengar sur les "yogas sutras"
de Patanjali consacrés à Asana.
: asana.pdf
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