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Roger Clerc (1908-1998) a succédé
à Lucien Ferrer qui, inspiré de maîtres
désincarnés (dans la lignée de Marpa),
a transmis le premier à l'Occident l'esprit de ce yoga
d'origine tibétaine.
Du vœu exprimé par Lucien Ferrer - " Tu
mettras cela à leur portée " - il a tiré
" Le Yoga de l'Energie ", le faisant exploser en
nombreuses Ecoles, Académies et Instituts pour l'offrir
au plus grand nombre possible comme un message d'espoir pour
le troisième millénaire.
Avant d'entreprendre cette lecture, écoutez Roger
Clerc, dont la joie, l'enthousiasme, l'humour, la simplicité,
la puissance de travail et l'amour débordants avaient
l'élégance de l'humilité, dire :
" Je crois pourvoir affirmer que je ne suis qu'un homme
ordinaire, parmi beaucoup d'autres du même niveau ;
je n'ai rien d'exceptionnel " (Yoga du 3ème millénaire,
p. 45).
Pour préciser :
"Oui, je reçois du sans-forme, directement, intuitivement
et sans vocabulaire intermédiaire ", nous encourageant
ainsi à reconnaître notre propre liaison au Tout
et, tout au moins, à prendre conscience de cette extraordinaire
possibilité de donner un sens à sa vie. "
La réalisation spirituelle et l'expérience intérieure,
comme l'a dit Sri Aurobindo, est la seule voie possible !
… Ceci démontre l'importance cruciale de ce travail
sur soi que nous préconisons… " (Troisième
degré, p. 281).
Ouvrages
de Roger Clerc.
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Vous pouvez également consulter
ce texte de Roger Clerc en format Acrobat Reader: pranayama_clerc.pdf
(45k) .
Le prânâyâma est le moyen respiratoire
qu'utilisent les yogis pour se transformer et essayer de vibrer
sur la même longueur d'onde que le Divin. C'est, en fait, l'outil
primordial qui, en utilisant la respiration, et plus spécifiquement
"prana", l'énergie, permet de joindre le Principe de toute
chose.
Comment pratiquer "prânâyâma" ? Suffit-il
d'en avoir une connaissance théorique pour pouvoir joindre "Cela"
? Tous ceux qui en parlent sont-ils qualifiés, et surtout pour l'enseigner
? L'observation de certains faits, autour de nous, parmi ceux qui
pratiquent le yoga, nous ferait plutôt penser que cette technique
est très souvent mal interprétée, de façon superficielle, et que
les conséquences de sa pratique sont parfois néfastes pour la santé.
C'est, en vérité, comme pour beaucoup de choses. Prânâyâma peut
être merveilleux lorsqu'il est bien exécuté ; à l'inverse, il peut
devenir dangereux si certaines conditions ne sont pas respectées.
Il nous semble utile, sinon indispensable, de débattre
de cette question, ici, en Occident, pour les nombreux pratiquants
enthousiasmés, à juste titre, par cette merveilleuse discipline
qu'est le yoga. Notons tout d'abord que Prânâyâma prend place dans
les huit étapes du yoga, selon Patanjali, en quatrième position,
après: Yama(l'éthique), Nyama (le raffinement du caractère)
et Asana (la purification du corps) .
Ainsi, lit-on dans Hatha-Yoga Pradipika ([1]),
l'un des ouvrages de référence des Hatha-Yogis, au Chapitre 2‑V.1:
"Et maintenant, lorsque la posture est fermement établie, le
yogin, maître de lui-même, prenant une alimentation
salutaire et modérée, doit se consacrer au
'prânâyâma' - selon la voie enseignée par son
"guru". La lecture attentive de ce texte nous précise la marche
à suivre:
1) Lorsque la posture est fermement établie.
C'est
stira-sukha, l'aisance dans la fermeté. Chacun sait que ce ne
peut être réalisé qu'après un long
entraînement physique persévérant.
2) Maître de lui-même. Au-delà de cette maîtrise
du corps, cette maîtrise de lui-même sous-entend la maîtrise du
souffle et pour cela également celle des pensées. De nombreuses
années sont généralement nécessaires pour obtenir ces résultats.
3) Prenant une alimentation salutaire et modérée. C'est,
comme l'indique la Baghavad Gîtâ ([2])
Ch. V1 16: "En vérité, le yoga n'est ni pour celui qui mange
trop ni pour celui qui ne mange rien; il n'est ni pour qui dort
longtemps, ni pour qui veille toujours, Ô Arjuna." Avoir une
alimentation équilibrée et ne pas utiliser le jeûne comme moyen
d'évolution. Là aussi, pour être convaincu du bien-fondé de cette
règle de sagesse, il faut parfois des années et passer par des expériences
contradictoires.
4) Selon la voie enseignée par son "Guru
". Cela sous-entend la direction et la surveillance d'un
guide ou professeur qualifié.
Pourquoi toutes ces précautions si Prânâyâma n'est qu'une manière
de respirer ? C'est, en fait, bien autre chose qu'une respiration.
Prânâyâma vise à contrôler le souffle, lequel est le support de
prana. Et prana, l'énergie, est le fil qui relie en l'homme tous
les éléments qui le constituent; et au-delà de cette limitation
corporelle apparente, le fil qui l'unit également à tous les êtres...
et à tout l'Univers.
La respiration, comme on
la considère couramment, c'est l'air inspiré et expiré en tant que
mélange d'éléments concrets, dont l'oxygène. C'est, du point de
vue physiologique, au niveau des alvéoles pulmonaires, l'oxygénation
du sang, phénomène chimique qui entretient la vie en régénérant
le sang vicié.
Le prânâyâma, dans lequel intervient "prana",
agit plus profondément, sur un plan plus subtil. Prana est l'élément
énergétique qui agit de façon vibratoire. Il opère une transformation,
non plus chimique sur le corps de chair, mais vibratoire, pour moduler
le taux de vibration de tout l'être, du plus dense jusqu'au plus
subtil. La vibration la plus lente intéressant le plan le plus dense,
le plus matériel ; la vibration la plus rapide agissant sur les
plans les plus subtils pour se rapprocher de la vibration initiale.
L'efficacité de la respiration "normale"
va dépendre de l'équilibre de notre système nerveux, la volonté
pouvant intervenir sur la régularité du souffle, de façon à respirer
lentement, longuement, doucement, et surtout en marquant un temps
d'arrêt suffisamment prolongé en apnée respiratoire. C'est, en effet,
durant ce temps de suspension du souffle, poumons pleins, que se
produit l'oxygénation du sang. Pour être efficiente, cette respiration
doit donc être relativement lente, et comporter un arrêt, en suspension
du souffle, suffisant.
Le prânâyâma a un tout autre effet. Il fait circuler
prana dans tout l'être, corps et mental, par l'intermédiaire du
"corps de l'énergie", le "Prânâmaya-Kosha",
dont la structure anatomique est bien connue des yogis. Pour pratiquer
le prânâyâma, la conscience de prana est évidemment indispensable. Pour
l'utiliser dans ses innombrables possibilités, il faut même avoir
conscience du "Manomaya-Kosha" (corps mental) ainsi que
de la double polarité de l'énergie. On tiendra compte alors des
trois modalités d'expression de cette énergie en utilisant les "gunas"
comme les yogis les dénomment.
Dès maintenant, on conçoit la complexité
de cette pratique, la nécessité d'un entraînement long et progressif,
sous la direction d'un guide qualifié pour éviter toute fausse manœuvre.
Or, que se passe-t-il le plus souvent ?
1) On ne différencie pas assez respiration et prânâyâma.
2) On ne prend pas le temps de "détecter"
prana, d'en prendre conscience ; c'est-à-dire d'apprendre la "respiration
pranique". On en reste à une respiration "ordinaire".
3) La détente du corps, le calme du mental, ne sont
pas suffisants. Les sens, particulièrement l'odorat et le toucher,
n'ont pas été suffisamment utilisés consciemment pour pouvoir "saisir"
prana. La respiration elle-même se situe sur un plan trop grossier,
trop dense, qui ne donne pas encore accès au plan subtil de l'énergie.
4) L'attention n'est pas suffisante. Trop de mobilité
du mental empêche la concentration de la pensée sur le souffle et
sur prana. La volonté est trop autoritaire. On n'a pas encore appris
à la doser.
Ainsi, l'essentiel parait être d'établir une progression
dans l'entraînement. Tous les textes traditionnels le conseillent.
Mais l'Occidental est généralement très
pressé et aussi, avouons-le... vaniteux. Il est aussi "grosse
tête" avec un mental analytique bien développé et
un ego également de bonne dimension. Beaucoup trop de
pratiquants pensent pouvoir brûler les étapes
impunément.
Notre propos est surtout, aujourd'hui, d'attirer
l'attention des professeurs, ou futurs professeurs, quant à ce qu'ils
doivent transmettre à ce sujet à leurs élèves, pour la plupart néophytes.
Il y a tout d'abord, à notre avis, une mise au point
à faire au sujet du vocabulaire à employer.
-Il y a la respiration « normale »,
celle qu’on commence à contrôler en la rendant plus longue, plus régulière,
plus douce, et dans laquelle on introduit peu à peu des temps de rétention
naturels.
-Puis, il devient possible de mieux conscientiser le souffle et de le moduler sur un rythme.
Mais peut-on se servir du terme "prânâyâma" pour ce dernier
type de respirations dans lesquelles on ne perçoit pas encore prana ?
Certes, rien n'est absolu, et le fait de faire durer l'inspir plus que
l'expir ou vice-versa, introduit ou rejette plus de prana.
-Cependant, la différence entre l'étudiant qui respire non plus de façon
"ordinaire", mais de façon
« pranique » en ayant pris conscience de prana, est
fondamentale : il est devenu apte à ressentir les modifications d'ambiance.
Ainsi, dans les deux cas précités, que l’inspir soit plus long que l’expir ou
vice versa, il perçoit ces modifications subtiles, mais puissantes, qui le
transforment en profondeur. Et cela rapidement, sans difficulté. C'est spectaculaire
!
C’est
pourquoi, dans notre enseignement, nous préférons donner à la première façon le terme de respiration
normale, à la deuxième celui de respiration rythmée, et réserver celui de
prânâyâma pour la dernière.
Dans la pratique du yoga en Occident la remarque
est importante. Même si on ajoute des noms sanscrits aux différentes
phases du rythme respiratoire, en respirant de façon ordinaire,
ce ne peut être du prânâyâma puisqu'il n'y a pas conscience continue
de prana.
Dans ce cas, sous condition de ne pas imposer à quiconque
un rythme absolu, mais de tenir compte d'une part de la respiration
"naturelle" du sujet, d'autre part de sa préparation à
cette discipline respiratoire (détente, maîtrise physique, contrôle du souffle), cette
respiration rythmée est déjà un moyen formidable de modification.
Mais le prânâyâma est encore toute autre chose et
demande impérativement un long entraînement progressif, sous la
surveillance d'un professeur très qualifié ayant lui-même vécu ces
stades successifs. Il ne pourra, en fait, que guider un élève à
la fois. Pourquoi cela ?
1) Le rythme de base du prânâyâma, 1-4-2-4, comporte des temps d'apnée,
en plein et en vide, qui sont considérables. Le mot n'est pas exagéré,
car ces apnées sont quadruples du temps d'inspir pris comme base,
les temps d'expir étant doubles.
2) Le mental, dans le prânâyâma, joue un rôle très
important, sans comparaison avec son intervention partielle dans
la respiration rythmée. Pourquoi ? En raison des exigences suivantes :
a) Celle du maintien de la conscience de prana (mobilisation permanente
des sens subtils).
b) Et celle du rythme: 1 - 4 - 2 - 4 est un rythme de base à multiplier
par des indices (1, 2, 3, 4, etc.). Songez qu'en inspirant seulement
durant trois secondes, cela nécessite une rétention, poumons pleins,
ou poumons vides, de douze secondes.
c) Enfin, non seulement le contrôle du souffle doit être permanent,
mais il faut encore la maîtrise de la pensée, et un développement
suffisant de la conscience pour pouvoir utiliser les quatre temps
du prânâyâma selon leur fonction respective. C'est-à-dire :
1 "PURAKA". C'est prendre l'énergie à une
source précise, donc en un lieu déterminé. Cette énergie doit
être prise dans sa puissance et sa qualité. Autrement dit, en
employant les sens subtils à leur maximum, avec une pensée plus
ou moins concentrée et une volonté dosée selon le cas. C'est
la "conscience" qui doit diriger la "pensée dans
sa forme", laquelle véhicule l'énergie de cette "source"
où elle la capte, pour la conduire à un autre lieu, précisé
à l'avance.
2 "KUMBAKA INTÉRIEUR". C'est dans ce lieu
que sera maintenu prana, suivant le temps déterminé par le rythme
adopté, plus exactement par l'indice appliqué au rythme de base
1 - 4 - 2 - 4. Là s'opère une compression de prana et la possibilité
d'agir également sur son taux de vibration pour modifier sa
qualité comme sa puissance. Ce peut être en utilisant mentalement
les trois guanas, par des visualisations colorées, mais aussi
par un dosage de la volonté qui peut être modulée en application
de trois degrés (faible, moyen, fort).
Avant la fin du temps dévolu au kumbaka intérieur, une partie
de la conscience doit relier le lieu du kumbaka à l'endroit
précis où se situe ce qui doit être modifié ; but du prânâyâma.
3 "RECHAKA". Durant l'expir, la conscience
conduit prana modifié, modulé, vibrant à un taux de puissance
et de qualité obtenu en fonction de l'effet recherché. Cette
transposition d'énergie se fait sans heurt, avec une totale
maîtrise du souffle, de la pensée, des sens subtils.
4 "KUMBAKA EXTÉRIEUR". C'est un état de vide
de souffle, lequel crée un état de réceptivité, de grande sensibilité,
qui permet d'apprécier le résultat du prânâyâma: l'ambiance
transformée du sujet ou de l'objet influencé.
Sans doute, cette simple description du prânâyâma
suffit elle à justifier la distinction que nous préconisons dans
l'emploi d'un vocabulaire spécifiant la différence entre la respiration
'normale'; la "respiration rythmée" et le
"prânâyâma"
Peut-on en conclure également que la pratique du
prânâyâma n'est pas à la portée des néophytes en yoga, même pour
ceux qui ont quelques années de pratique des asanas, sans avoir acquis
le calme du corps et du mental, la maîtrise du souffle et de la
pensée? Oui au vu des nombreux accidents que nous déplorons de constater
dans certains cours de yoga.
A l'appui de ces réflexions, citons
I.K. Taimni qui, commentant les "Yoga‑Sûtras" de
Patanjali, écrit dans "La science du Yoga"[3]
"Les méthodes adoptées pour contrôler et manipuler
le Prânâ par la régulation du souffle sont un secret bien gardé
qu'on ne peut apprendre que d'un instructeur compétent. Ceux qui
se livrent à ces pratiques après avoir simplement lu des livres
sont assurés de ruiner leur santé et même de risquer la mort ou
la folie. Aussi, ne devrait-on jamais se mêler de Prânâyâma par
amusement ou pour gagner des pouvoirs hors de la normale, quels
qu'ils soient, ou même pour hâter son progrès spirituel. Ces forces
sont très réelles, bien qu'encore ignorées de la Science moderne,
et bien des gens ont ruiné leur vie en se livrant témérairement
à des pratiques conseillées par une littérature yoguique douteuse,
ou selon l'avis de "Yogis" sans expérience et trop sûrs
d'eux. La pratique de Prânâyâma ne peut être abordée avec sécurité
et avantage que comme une partie de la complète discipline yoguique
et lorsqu'on est convenablement préparé pour cela par la pratique
des autres branches accessoires du Yoga telles que Yama Niyama,
Asana, etc., et sous la surveillance d'un Guru compétent."
(Sadhan Pada Section II‑49).
Mais, l'auteur poursuit qu'en étant conscient de
ce danger, il n'y a pas d'inconvénient à chercher à comprendre le
fonctionnement du Prânâyâma et en sentant, personnellement, la limite
jusqu'où on peul aller dans la pratique respiratoire. Dans ce cas,
ce peut être un moyen efficace et sans danger d'obtenir une bonne
santé physique et morale. Sans doute, notre propos au sujet du vocabulaire
à employer devient-il maintenant, plus intelligible.
"La respiration profonde, écrit encore Taimni, n'a
rien à faire avec le Prânâyâma et peut
être pratiquée comme exercice de santé dans une
mesure raisonnable (...) Sa pratique ne fait courir aucun risque. De
même, respirer alternativement par les deux narines a des
répercussions bénéfiques incontestables
et ne présente aucun danger. Elle nettoie les canaux prâniques,
"les Nâdis", les "purifie" ; de même, pour le
système nerveux. Or, cette purification
des Nâdis est un exercice préparatoire, et tous ceux qui veulent
pratiquer le Prânâyâma ont à franchir une longue étape qui durera
plusieurs mois ou plusieurs années."
"Le véritable Prânâyâma commence quand on retient
le souffle".
Concluons: la pratique de Prânâyâma n'est pas pour
quiconque; pas pour le grand public.
Ami lecteur, cette perspective vous effraye-t-elle? Ce
n'était pas mon but en écrivant ces lignes. Mais, je veux
vous rassurer. Sachez que Prânâyâma est une
technique, certes prometteuse, mais difficile, elle reste possible
à qui l'aborde avec patience et respect. Mais, comme toute
technique, il faudra la déposer, la dépasser.
Alors, je vous fais une proposition "honnête".
Asseyez-vous tranquillement
Oubliez tout. Faites le silence en vous. Puis écoutez Thérèse Brosse
vous lire un passage de son dernier livre ([4])
"Si le pouvoir de penser est un don remarquable,
celui de ne pas penser l'est encore bien davantage ; il importe
donc de nous habituer à pratiquer le silence mental là où, apparemment,
il est le plus difficile à obtenir: au cours de nos occupations
journalières. Notre vie est dés lors tout entière orientée ; les
moindres circonstances deviennent l'occasion d'une victoire et le
yoga n'est plus une "manière de faire" mais une "manière
d'être".
Puis, c'est "Mère" qui nous a laissé ce
message: "Il faut réapprendre au corps à vivre sa vie propre
et cela ne se fait pas depuis les sommets du Mental mais en soulevant
des baquets d'eau, en montant des escaliers ou en faisant n'importe
quoi qui, d'ailleurs, n'est plus dès lors n'importe quoi."
Pour le grand public, l'importance de Prânâyâma,
en fait, ne serait-elle pas toute relative ?
Roger CLERC.
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